André Hottegindre (dit Ded)

André Hottegindre - Janvier 2026
« Le centre-village est déjà bien tel qu’il est sur le plan des constructions : il n’y a pas lieu d’ajouter de nouveaux bâtiments qui viendraient alourdir le paysage ou masquer les vues qui font son identité. »

L'entretien

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

André Hottegindre (Ded) : J’ai toujours habité aux Contamines. J’y ai consacré 21 années de ma vie au service des sapeurs-pompiers et j’ai travaillé à la commune durant l’hiver 1969-1970.

Depuis de nombreuses années, je tiens la scierie du Plan du Moulin, un lieu chargé d’histoire. Déjà répertoriée au XVIIIᵉ siècle, elle fonctionnait à l’origine grâce à la force hydraulique : une bédière, petit canal de dérivation, amenait l’eau du Bonnant pour alimenter successivement un moulin puis la scierie.

Le système reposait sur une roue hydraulique entraînant un arbre et un mécanisme bielle-manivelle. La scie battante montait à vide et descendait en sciant, tandis que le tronc avançait lentement sur un chariot mû par le même arbre.

Propriété de la famille Hottegindre depuis 1899, la scierie a été électrifiée en 1944, en compensation de la prise d’eau de Tré-la-Tête qui dérivait une partie du débit du Bonnant vers le barrage de la Girotte. La lame, désormais à double denture, permet de scier dans les deux sens : une pièce de quatre mètres est débitée en environ trois minutes. Une scie à ruban plus moderne permet aujourd’hui un sciage encore plus rapide et sur de plus grandes longueurs.

Par ailleurs, je suis passionné de petite mécanique, en particulier par la restauration de vieux réveils, un travail de précision qui demande patience et minutie.

Aujourd’hui disons que je bricole, je scie beaucoup moins qu’avant.

Selon vous, quel est aujourd’hui le principal enjeu collectif à résoudre pour redonner un cap clair aux Contamines ?

Ded : Le centre du village. Aménager de véritables parkings de proximité au cœur du village, pour faciliter la vie quotidienne sans en dénaturer l’équilibre. Le centre-village est déjà bien tel qu’il est sur le plan des constructions : il n’y a pas lieu d’ajouter de nouveaux bâtiments qui viendraient alourdir le paysage ou masquer les vues qui font son identité.

Qu’est-ce qui vous a convaincu de soutenir notre démarche plutôt qu’une autre ?

Ded : La mairie actuelle ne correspond pas à mes attentes. Le maire ne respecte pas les traditions : durant son mandat, je ne l’ai jamais vu participer aux cérémonies commémoratives du 8 mai et du 11 novembre, auxquelles, en tant qu’ancien combattant, j’attache une importance particulière.

Qu’est-ce qui fait, pour vous, la singularité et la force de notre station-village ?

Ded : Nous sommes un village à taille humaine, qui permet une vraie proximité entre les habitants, où chacun peut se connaître, se croiser et échanger au quotidien.

Si on vous demande de citer un seul endroit aux Contamines, ce serait lequel et pourquoi ?

Ded : Notre-Dame de la Gorge, pour son histoire et ce qu’elle représente pour le village.

Si vous aviez carte blanche pour un projet utile à tous, lequel serait-ce ?

Ded : Enlever les trottoirs sur le pont au Plan du Moulin que je trouve dangereux.

Si vous devez résumer notre projet pour mars 2026 en un seul mot, ce serait lequel ?

Ded : Il s’agit d’un projet à taille humaine, fondé sur une véritable convivialité et le sens du lien entre les personnes.

Ces témoignages sont publiés tels qu’ils ont été rédigés par leurs auteurs, qui disposaient d’une totale liberté pour répondre aux questions et exprimer leurs idées.

 
Basile Dunand et l’équipe Espoir Contaminard remercient chaleureusement toutes celles et ceux qui ont pris le temps de répondre et d’exprimer leur soutien.

ils nous soutiennent aussi !

« L’approche participative, le mélange de jeunes qui ont leur avenir à construire et d’anciens qui ont le savoir-faire et connaissent l’histoire des Contamines. »
« Le centre-village est déjà bien tel qu’il est sur le plan des constructions : il n’y a pas lieu d’ajouter de nouveaux bâtiments qui viendraient alourdir le paysage ou masquer les vues qui font son identité. »
« Pour la première fois, la liste n’est pas affiliée à une famille ou à un “clan” : elle est neutre au niveau histoires familiales et acteurs économiques. Elle est donc capable de rassembler les Contaminards. »
« Ce n'est pas de continuer à construire de grands bâtiments, essentiellement inoccupés, qui va redonner de la vie au village. »
« Un projet à taille humaine qui se préoccupe de manière réaliste des enjeux futurs, qui apporte des solutions simples et œuvre pour ses habitants. »
« Parce que seule une approche 4 saisons rendra notre village vraiment vivant, solide et attractif dans la durée. »